Petit à petit, les choses se mettent en place à la Ferme d’Essé

Janvier 2009, les activités à la Ferme prennent une nouvelle orientation. Pendant de longues années, toute notre attention s'est portée sur la création et la réalisation des étangs piscicoles. Nous y avons mis toute notre énergie et aujourd'hui nous sommes titulaires de vingt et un étangs couvrant une surface d'eau cultivable de plus de 4000m². Les possibilités d'extension de notre site peuvent tripler cette capacité. Il y a donc encore beaucoup à faire dans le domaine de la pisciculture. Cependant, notre souci actuel est de rentabiliser les étangs déjà construits.

Dans cette optique, nous avons lancé en Avril 2009 le projet de construction d'une écloserie d'alevins qui est actuellement en phase de finition du gros oeuvre. Cette écloserie, non seulement nous permettra d'empoissonner nos étangs, mais également de pallier aux difficultés de ravitaillement que rencontrent les pisciculteurs camerounais notamment dans les régions du Centre, Sud et Est. La Ferme sera en mesure d'apporter une solution à l'épineux problème d'approvisionnement en alevins que rencontrent les pisciculteurs de ces régions qui sont obligés aujourd'hui de se rendre à Foumban pour empoissonner leurs étangs, avec ce que ce déplacement comporte comme coûts additionnels et risques de mortalité.

Toujours en janvier, nous avons associé de nouvelles rubriques à l'activité piscicole : la culture des ananas, l'élevage (volaille, porcin, lapins, cobayes....) et la culture du maïs. Les fruits ont tenu la promesse des fleurs : C'est le moment des récoltes à la Ferme.

Notre champ de maïs ne nous a pas déçus. Nous avons commencé les récoltes. Elles sont abondantes. Nous serons en mesure de fabriquer nous même l'aliment pour nos élevages. Cette abondante récolte nous a amené à prendre la décision de cultiver le maïs deux fois par an. Il faut donc penser à disposer de nouveaux espaces qui nous permettront de tripler ou quatripler ce que nous avons obtenu cette année. Dans ce domaine aussi, beaucoup de choses restent à faire, et nous sommes motivés.

L'ananeraie n'est pas en reste, « petit à petit, l'oiseau fait son nid ». Notre champ semencier évolue avec le traitement que nous lui apportons. Nous sentons que nous ne serons pas également déçus. Nous risquons d'être envahis par les boutures après la vente des fruits. A ce moment, il nous faudra de nouveaux espaces qui nous permettront d'accentuer la production.

Les cultures maraîchères ne sont pas oubliées.

Le volet élevage est devenu une réalité, malgré l'échec de l'élevage des poulets. Pour le reste, les choses avancent quoiqu'à pas de caméléon. Les lapins et les dindons se reproduisent. Les porcs ont été croisés. Les canards nous inondent en ce moment avec leurs œufs et nous sentons que de multiples têtes risquent de voir le jour.

Nous prions le Seigneur de toujours intercéder pour que les vents soufflent en notre faveur.

Commentaires (1)

1. HILAIRE LUBWEME 30/03/2012

felicitation mes amis pour ce grand travail,je suis ingenieur agronome, je reside en RDCongo,surtout ne lachés pas,le monde entier compte sur vous producteurs.courages

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