« Le propre du tigre est de lutter »

« Nous, les africains, nous sommes perdus pour toujours, nous ne pourront jamais rivaliser avec les autres. » Cette phrase est constamment prononcée par les africains qui se résignent face à leur situation de pauvreté extrême. Devant ce type d'affirmation, l'Afrique est restée jusqu'aujourd'hui un continent en retard par rapport aux autres continents. Pourtant, l'histoire universelle de la pensée et des idées prouve que la science et la technique ne sont le monopole d'aucun peuple, ni d'aucune race. Croire que l'Afrique est perdue, nous amène à penser que les africains refusent de prendre leur destin en main et de considérer que le destin des autres peuples s'est construit sur la base d'initiatives propres, audacieuses et orgueilleuses. L'Afrique manque d'audace et ne veut pas lutter comme un tigre. 

Bien qu'il soit prouvé que l'Afrique est en retard, qu'elle ne peut vivre que si elle est soutenue par les puissances extérieures, que le continent est constamment marqué par le spectacle de la désolation avec les maladies endémiques, la malnutrition, la sous nutrition, la famine, l'analphabétisme, la désertification..... Ces signes manifestes de l'indigence ne doivent pas pousser les africains au découragement et au désespoir. Car de toute évidence, il existe des bases rationnelles pour un développement harmonieux.

La clé du succès, c'est de prendre conscience des réalités du monde nouveau et du moment en se ravisant que les autres ne peuvent pas mieux nous aider que nous-mêmes. Ceux qui nous aident sont également confrontés à d'énormes difficultés internes auxquelles des solutions réelles doivent être associées. Ils ne peuvent donc pas laisser leur propre population pour viser la satisfaction des populations lointaines. L'Afrique doit se convaincre de cette réalité et prendre son destin en main. C'est dans cette logique qu'EDEM KODJO, ancien secrétaire de l'OUA, affirme : « Il nous faut donc, dans le cadre de la politique économique mondiale, nous convaincre que notre continent possède des atouts, et que nous sommes les seuls à pouvoir créer-avec ou sans aide extérieure- notre propre richesse par un développement, développement conçu en fonction des besoins. Lorsqu'ils se battent pour entrer dans le club des pauvres, convaincus qu'ils n'ont rien, attendant leur salut de l'étranger et acceptant d'être à la traine des puissances extérieures, les africains se condamnent d'avance à n'être que des observateurs passifs de leur propre destin, alors qu'ils peuvent par eux-mêmes créer le changement et réaliser leur propre

développement ».

Cette affirmation d'un sage africain n'a pas manqué de susciter l'éveil auprès de certains africains, convaincus que le développement est la résultante des efforts propres et des sacrifices qu'on sait se donner. La Ferme Agro Piscicole d'Esse s'est inscrite dans la logique du sage et est aujourd'hui sollicitée de part et d'autre pour apporter son expertise aux africains qui ont compris que le développement de l'Afrique ne doit passer que par la définition des politiques économiques audacieuses et respectueuses de l'environnement
.

Samedi 08 Aout, nous avons procédé à la visite de l'exploitation d'un africain convaincu que l'Afrique peut se relever. Mr FELIX ABANDA ABANDA est un fils du village NKOK EBAE (BIKOK), localité située à 30 kilomètres de Yaoundé, sur la route de Mbalmayo. Il nous a contactés sur le net pour nous confier le réaménagement de ses étangs piscicoles. C'est donc suite à cette sollicitation qu'un de nos techniciens s'est rendu sur les lieux, le but étant de trouver une solution aux problèmes qui s'y posent. Le technicien a été très émerveillé de constater que Mr FELIX ABANDA ABANDA,est un homme sérieux et très actif. C'est un responsable clairvoyant qui se soucie énormément de l'avenir de son village, ce qui se traduit par des brillantes réalisations qu'il a mises sur pieds : 40 hectares de palmeraie, de multiples étangs, un élevage assez important de bovins, des champs de maïs, un verger impressionnant et des porcheries en phase de création.

Cet homme à la cinquantaine sonnée est convaincu que le développement du Cameroun peut passer par son village. Il dit qu'il n'est pas naïf, ce qu'il fait a pour

but de permettre aux générations futures de s'inspirer de ces beaux exemples. Que ces générations comprennent que l'Afrique doit se mettre au travail en créant elle-même des richesses adaptées à sa situation. « Le village Bikok doit être un repère pour le développement. », dit-il.

Pour lui, le développement doit être intégré, participatif et communautaire. Ces considérations ont amené Mr Abanda Félix à distribuer des paquets de maïs amélioré à ses frères pour permettre à ceux-ci de devenir eux aussi les acteurs du développement. Des acteurs pour une Afrique qui travaille pour son développement.

 

Commentaires (1)

1. Marien MVOLO MEDJO 08/06/2014

Tant que nous ne changerons pas cette perception erronée de nous-mêmes, alors nous serons toujours "perdus".Pendant ce temps les autres font des bonds,....... en avant.

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