Inscrire Esse dans la dynamique "Ananas" impulsée par Awae

Awae, localité située à 40 kilomètres de Yaoundé sur la route d’Akonolinga-Ayos-Bertoua. Au lieu du péage routier, les femmes vendent des ananas. Il y a plus de 10 ans que cela dure. Ces ananas sont produits localement.

Awae, dès cinq heures du matin, des hordes d’ouvriers empruntent des véhicules divers pour se rendre dans les champs de culture intensive d’ananas.  Awae est dans une dynamique irréversible de professionnalisation de la filière d’ananas.

Esse est à 30 kilomètres de là. Sur la route non bitumée qui sépare ces chefs lieux des deux arrondissements qui partagent le même ancêtre Mvële à partir d’Awae, on peut observer que presque toutes les devantures et alentours des maisons sont occupés par les plans d’ananas. Le mouvement s’estompe au fur et à mesure que l’on avance vers Esse. A une dizaine de kilomètres d’Esse,  on n’observe plus rien. La dynamique n’a pas encore atteint Esse. Mais ce n’est qu’une question de temps.

En effet, le mouvement que vit Awae ne laisse pas les frères Mvële d’Esse indifférents. De bouches à oreilles, au travers des voyageurs et des liens interfamiliaux construits au fil du temps par des mariages mixes Esse/Awae, les populations d’Esse sentent que leurs frères d’Awae sont en train de prendre une longueur d’avance sur eux. Ils savent et cela se voit que ceux-ci tirent de plus en plus des revenus de la dynamique « Ananas » soit en étant acteur comme cultivateur, soit en vendant ou faisant louer des espaces de terrains cultivables aux allogènes. Et comme pour le paysan, entre l’intérêt et l’action, il n’y a qu’un pas qu’il n’hésite jamais à franchir, Esse s’inscrira donc logiquement dans cette mouvance.                                                            

La Ferme veut faciliter cette mutation à travers le volet « Ananas » de son programme 2PI (Programme de Production Intégrée).

La stratégie consiste à créer des champs semenciers  dans les différents pôles de concentration des producteurs potentiels afin de faciliter la disponibilité du matériel végétal à proximité des champs à créer, étant donné que le coût des boutures et de leur transport compte pour beaucoup dans l’investissement de départ.

 Le premier champ semencier a été réalisé sur le site de la ferme. D’autres sites sont déjà identifiés à Nkol-Oboutou, Bikoué, Ehan, Nfandena. L’objectif premier est de faire une ceinture autour de la ville d’Esse à partir de laquelle la dynamique va s’enfoncer à l’intérieur des villages. Les porteurs de projets de champs d’ananas recevront les boutures et les rembourseront à raison de deux boutures pour une reçue. Ce qui permettra d’impliquer d’autres acteurs. Au fil des années, le nombre de champs augmentera et Esse s’arrimera au train qui est déjà en marche à Awae.    

La région regorge des potentialités notamment de vastes espaces cultivables. L'mplication des élites locales et de celles qui habitent les villes sera nécesaire.

Toutes les informations sur ce programme peuvent être obtenues en écrivant à l'adresse suivante : fermeagropiscicoleessefape@yahoo.fr

 

Commentaires (1)

1. casimir mevoungou (site web) 28/11/2013

je pense qu'il faudrait mettre l'accent sur une formation intellectuelle en ce qui concerne cette production d'ananas dans ma zone d'origine.jusqu'ici les gens ne se rendent pas encore compte qu'ils devraient aussi laisser les terres en repos pour qu'elles encore la matière première:l'humus qu'elle perd chaque jour.

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